Une histoire ouvrière et florale
Le 16 mai 1926, une vingtaine d’ouvriers, artisans et élus de Schiltigheim fondent la «Société Les Amis des Roses de Strasbourg-Schiltigheim» et la ville leur met à disposition un terrain de 30 ares, prélevé sur l’ancien domaine Kremer. Ce geste municipal traduit un idéal de « socialisme municipal » : favoriser le brassage social et les plaisirs de la nature pour tous.
Jules Frick, architecte paysagiste et fils du jardinier en chef de l’Orangerie, dessine le plan du jardin régulier à la française : 150 massifs géométriques et symétriques, tonnelles, pergolas, bassin aquatique, fontaine, cascade et rocaille. La Roseraie accueille dès l’origine quelques 3 000 rosiers de nombreuses variétés.
Interdite sous l’Occupation, pillée dans ses ressources, la roseraie renaît après guerre grâce à des bénévoles qui n’ont jamais cessé d’en prendre soin. Aujourd’hui, elle compte 2 300 rosiers en 320 variétés, entretenus par les membres de l’association avec le soutien des jardiniers de la ville.
Fondation de la « Société Les Amis des Roses de Strasbourg-Schiltigheim » et cession gratuite du terrain par la Ville de Schiltigheim.
Joseph et Jules Frick dessinent et supervisent les travaux : 150 massifs, allées, bassin, fontaine, rocaille, tonnelles.
L’association compte déjà 1 200 membres, dont 12 membres bienfaiteurs.
Interdiction par les autorités d’occupation ; des bénévoles poursuivent clandestinement l’entretien.
Célébration du centenaire — cent ans d’amour des roses au cœur de Schiltigheim.